chabot

Cottus perifretum (Linné, 1758)

Famille

Mensurations

Taille : 8 - 18 cm
Poids : 10 - 12 g
Longevité : 3 - 6 ans

Reproduction

Maturite sexuelle : 1 an
Priode reproduction : mars - avril
Nombre d'ovocytes : 100 à 500/femelle

Régime alimentaire

Invertivore, carnivore

Migration

Quelques centaines de mètres

Contexte : "salmonicole"


Caracteristiques morphologiques

Le chabot a une tête énorme, large et aplatie, avec des yeux en position haute, lui permettant de repérer les proies nageant au-dessus du fond. Il possède une grande bouche avec des dents sur les mâchoires et le palais. Son dos et ses flancs sont gris-brun avec des barres transversales foncées, lui donnant un aspect marbré, alors que son ventre est clair. Il a des écailles minuscules, donnant l’impression que sa peau est nue. Il n’a pas de vessie natatoire. On constate un dimorphisme sexuel, le mâle ayant une tête plus large et des nageoires pelviennes plus longues que la femelle.

Habitat

Le chabot est une espèce d’accompagnement de la truite, dans les cours d’eau rapides et les lacs clairs peu profonds ; il affectionne les eaux fraîches, turbulentes et bien oxygénées (espèce « rhéophile »), à fond sableux ou graveleux (zones à truite et à ombre). Son habitat est « spécialisé », se limitant aux cavités (racine, abri sous-berge, pierre), dans lesquelles il reste caché, en demeurant sur le fond.

Activite et alimentation

Le chabot est un poisson carnassier, vorace. Sa morphologie est particulièrement adaptée à son régime alimentaire, notamment grâce à ses nageoires pectorales développées : sédentaire et nageur médiocre, il se camoufle en prenant l’aspect du fond, pour chasser à l’affût et aspirer les proies qui passent à sa portée (larves, invertébrés benthiques, œufs et alevins de poissons) au moyen de sa bouche volumineuse. Son activité est surtout crépusculaire et nocturne.

Reproduction

Le nid est creusé par le mâle sous les pierres, dans une dépression sablonneuse ou graveleuse. La femelle dé- pose des œufs disposés en grappes, au plafond de l’abri. Le mâle les protège et les ventile pendant leur développement. On constate néanmoins un phénomène de cannibalisme pour certains mâles, stratégie adaptative lui apportant l’énergie nécessaire au maintien de sa bonne condition physique en l’absence de recherche active de nourriture. À l’éclosion, les larves mesurent entre 6 et 7 mm. La résorption de leur vésicule vitelline dure 3 semaines.

Place peuplement

Le chabot est une proie très recherchée par la truite fario ; en contrepartie, il est un compétiteur trophique et un prédateur des jeunes stades de cette dernière.

Répartition

On retrouve le chabot un peut partout en France, mais sa distribution est discontinue. Une nouvelle sous-espèce concurrente, le chabot du Lez, Cottus petiti, a été découverte dans une petite rivière de l’Hérault, en 1996. Le chabot est bien représenté dans la plupart des rivières salmonicoles du bassin ArtoisPicardie, où il atteint parfois des proportions importantes en effectif et en densité. Néanmoins, certaines populations en très net déclin sont aujourd’hui menacées, en raison de la disparition de son habitat, suite au colmatage des substrats (pollution de l’eau), aux recalibrages des cours d’eau, aux extractions de graviers et surtout aux pompages.


Intérêt halieutique

Aujourd’hui, sa capture aux lignes est accidentelle.

Menaces

Il occupe la même zone écologique et a le même régime alimentaire que la loche franche, mais est moins intégrateur de la qualité hydromorphologique des cours d’eau, en raison d’un biotope limité. C’est une espèce très sensible à la pollution et aux altérations morphologiques des cours d’eau

Saviez-vous ?

Le chabot a été longtemps considéré comme nuisible pour sa compétition avec la truite fario et a été victime de braconnage (pêche à la fourchette)

Statuts réglementaires

Statut liste rouge UICN. Monde : préoccupation mineure. France : données insuffisantes.

Attribution des images: FDAAPPMA62.