carassin commun

Carassius carassius (Linné, 1758)

Famille

Mensurations

Taille : 20 - 35 cm
Poids : 1 - 2 kg
Longevité : 7 - 15 ans

Reproduction

Maturite sexuelle : 2 - 3 ans
Priode reproduction : mai - juin
Nombre d'ovocytes : 15 000 - 24 000/100 g

Régime alimentaire

Alevins : invertivore, Adultes : omnivore à dominante phytophage

Migration

Limitée

Contexte : "cyprinicole"


Caracteristiques morphologiques

Corps trapu et aplati. Sa hauteur est variable : plus la prédation est importante, plus le corps du poisson est haut. Il se distingue de la carpe par l’absence de barbillons. Les dents pharyngiennes sont disposées sur un rang. La nageoire dorsale haute et convexe, finement dentée, comporte un grand rayon dur tandis que le rayon dur de l’anale est peu épais. La caudale est bien développée et fourchue. La couleur du poisson est brune : brunâtre avec des reflets verdâtres sur le dos ; brun jaunâtre à reflets mordorés sur les flancs ; blanc jaunâtre sur le ventre. En période de reproduction, les mâles portent des tubercules sur la tête, les opercules et les premiers rayons des pectorales. Le nombre d’os sur les branchies (21-34) le différencie du carassin doré (37-53) et du carassin argenté (43-48).

Habitat

Le carassin commun recherche les eaux chaudes (15 à 20 °C) et supporte jusqu’à 30 °C et plus. C’est un poisson lacustre fréquentant les eaux dormantes, tièdes ou chaudes des zones littorales des lacs, des étangs peu profonds et des marécages. Il affectionne également les zones riches en végétaux aquatiques.

Activite et alimentation

Le carassin commun est une espèce grégaire. Il est très rustique et résiste au manque d’oxygène (1/10 de la quantité considérée comme critique pour la truite), à l’acidité (il tolère des pH de 4,5) aux pollutions, à la salinité (il accepte une salinité de 10 mg/l en eau saumâtre). Il supporte aussi le gel en hivernant enfoui dans la vase et en réduisant ses fonctions vitales. Il consomme des plantes aquatiques et des organismes benthiques, principalement des larves de chironomes (vers de vase).

Reproduction

La ponte se déroule surtout le matin. Les pontes sont échelonnées sur une période de 10 à 15 jours. La femelle dépose ses œufs sur les végétaux aquatiques submergés auxquels ils adhèrent en raison de leur viscosité, ce qui dénote le caractère phytophile du carassin commun. À l’éclosion, les alevins mesurent 4 mm.

Place peuplement

Son adaptabilité et sa prolificité en font une espèce capable de coloniser de nombreux milieux et notamment les milieux pollués. Il occupe ainsi la place laissée vacante par les espèces ayant abandonné les habitats dégradés. Il entre en compétition avec la carpe, la tanche et le rotengle. Il est vulnérable à la prédation et sert de ressource pour les poissons carnassiers, en particulier le brochet.

Répartition

La répartition du carassin commun est irrégulière dans le bassin Artois Picardie.


Intérêt halieutique

Le carassin fait l’objet d’élevages. C’est une espèce susceptible de proliférations, qui peut être qualifiée d’indésirable notamment en pisciculture d’étangs (faible valeur économique). Il est apprécié de certains pêcheurs de carnassiers pour sa résistance en tant qu’esche pour la pêche au vif.

Menaces

Les pressions pouvant peser sur le carassin commun sont la disparition des annexes alluviales (constituant de bonnes zones de reproduction) et la pression de compétition exercée par le carassin argenté.

Saviez-vous ?

Le carassin commun, originaire d’Asie, a été domestiqué depuis longtemps et introduit d’abord en Europe orientale puis en Europe centrale et occidentale. Il aurait été introduit en France, dans les eaux de Lorraine, par le roi Stanislas au XVIIIe siècle mais l’extension de son aire de répartition en France est récente.

Statuts réglementaires

Espèce ne nécessitant aucune mesure de protection ou de conservation.

Attribution des images: Y. Gouguenheim.