breme commune

Abramis brama (Linné, 1766)

Famille

Mensurations

Taille : 25 - 80 cm
Poids : 0,5 - 6 kg
Longevité : 20 - 25 ans

Reproduction

Maturite sexuelle : 5 - 7 ans
Priode reproduction : mai - juin
Nombre d'ovocytes : 30 000 - 40 000/kg

Régime alimentaire

Adultes : omnivore benthique

Migration

Holobiotique


Caracteristiques morphologiques

La brème commune a un corps ,comprimé latéralement et bombé dans la région dorsale. Son dos est brunâtre ou grisâtre, à reflets verts métalliques, ses flancs argentés et son ventre blanc. Ses écailles sont de grande taille. Elle est recouverte d’un épais mucus, qui lui donne une odeur forte et désagréable. Ses nageoires sont amples. La caudale est très échancrée, avec un lobe inférieur plus long que le supérieur. Elle a une petite tête, une petite bouche avec une mâchoire supérieure débordant de la mandibule et dotée de dents pharyngiennes adaptées à son régime alimentaire omnivore benthique.

Habitat

La brème occupe le cours inférieur des grandes rivières, zones à laquelle elle a donné son nom dans les classifications de Huet et Verneaux. Elle vit dans les eaux stagnantes ou lentes, à fond limoneux ou vaseux. Elle apprécie les herbiers aquatiques des plans d’eau. Elle tolère les eaux saumâtres.

Activite et alimentation

C’est un poisson fouilleur à la bouche protactile, aspirant vers, larves, mollusques et les œufs d’autres poissons. Les gros individus s’attaquent parfois aux alevins. Les brèmes communes vivent en bancs. L’hiver elles se réunissent dans les zones profondes. Au moment du frai elles entament une migration vers des sites de ponte favorables dans les eaux douces ou faiblement salées.

Reproduction

Au moment de la reproduction, des tubercules de frai apparaissent chez le mâle sur la tête, le dos et les nageoires. Le frai se déroule de mai à juin dans une eau à 17 °C, généralement le long des rives au sein de végétaux aquatiques (herbiers, racines d’aulnes et de saules) sur lesquels les œufs adhèrent. Néanmoins, les œufs peuvent être déposés sur un substrat minéral (galets, graviers). Lors de la reproduction de cette espèce, la discrétion n’est pas de mise et celle-ci provoque beaucoup d’animation dans les herbiers.

Place peuplement

Son abondance est régulée au stade « juvénile » par son prédateur principal, le sandre. Néanmoins, elle tend à proliférer en l’absence de prédateurs à l’âge adulte, notamment en rivière salmonicole dégradée.

Répartition

La brème commune est une espèce fréquente dans tous les bassins à l’exclusion du Finistère et de la Corse. Elle est commune dans la plupart des cours d’eau et plans d’eau du bassin Artois–Picardie, indicatrice des milieux eutrophisés et/ou des rivières salmonicoles dégradées (recalibrage, bief de barrage, etc.), où elle tend à proliférer.


Intérêt halieutique

La chair de la brème est peu recherchée mais elle présente un intérêt pour la pêche sportive. En effet, elles se mettent en travers du courant et leur corps large et plat offre une belle résistance au pêcheur au coup.

Menaces

La brème est une espèce résistante, supportant bien les perturbations anthropiques subies par les hydrosystèmes.

Saviez-vous ?

Lors du frai, les tubercules de frai qui apparaissent chez le mâle sont aussi appelés « boutons de noce ».

Statuts réglementaires

Statut liste rouge UICN. Monde : préoccupation mineure France : préoccupation mineure

Attribution des images: FNPF-Laurent Madelon.