Rhodeus amarus (Bloch, 1785) Rhodeus sericeus (Pallas, 1776)

Famille

Mensurations

Taille : 5 - 10 cm
Poids : 8 - 10 g
Longevité : 2 - 5 ans

Reproduction

Maturite sexuelle : 1 an
Priode reproduction : avril-août
Nombre d'ovocytes : 50 - 200/femelle

Régime alimentaire

Alevins : planctophage Adultes : omnivore à dominante phytophage

Migration

Limitée


Caracteristiques morphologiques

La bouvière est un des plus petits cyprinidés d’Europe, au corps comprimé latéralement. Elle a une robe pleine de reflets, avec une bande horizontale vert bleu sur les flancs et le pédoncule caudal. Sa ligne latérale ne s’étend que sur 4 à 6 écailles. Lors de la reproduction, le mâle adopte une coloration vive teintée de rouge et de bleu, mais aussi de tubercules autour des narines et des yeux.

Habitat

Espèce grégaire des milieux calmes, stagnants (lacs, étangs, plaines alluviales), préférant des eaux claires et peu profondes possédant une végétation abondante. Son habitat est déterminé par la présence des moules d’eau douce des genres Unio et Anodonta avec lesquelles la reproduction se fait en symbiose.

Activite et alimentation

La bouvière vit en petits bancs. C’est une espèce phytophage (algues vertes, filamenteuses et diatomées) et également détritivore.

Reproduction

La bouvière présente un mode de reproduction des plus remarquable. Au printemps, la femelle dépose en effet ses œufs dans la coquille d’une moule d’eau douce, à l’aide d’un conduit ovipositeur d’environ 6 cm situé en avant de la nageoire anale. La ponte est fractionnée. Le mâle, qui défend farouchement son territoire autour du mollusque, éjecte sa semence près de l’orifice respiratoire du mollusque. La fécondation a lieu dans le coquillage. Les alevins éclosent rapidement à l’intérieur des mollusques qui les protègent et qu’ils n’abandonnent qu’à une taille d’environ 10 mm.

Place peuplement

Elle est considérée comme poisson fourrage pour les espèces carnassières.

Répartition

La bouvière est assez rare en France mais reste bien représentée dans les cours d’eau et dans plusieurs grands plans d’eau du Bassin Artois–Picardie. Sa répartition est étroitement liée à la présence des mollusques qui sont nécessaires à sa ponte.


Intérêt halieutique

La bouvière est peu recherchée, sa prise est accidentelle.

Menaces

Bien qu’identifiée comme « Préoccupation mineure » dans le « livre rouge des espèces menacées en France », elle reste vulnérable car elle dépend des mollusques nécessaires à sa ponte qui sont aujourd’hui affectés par la dégradation des milieux naturels, la pollution et la prédation par les rats musqués

Saviez-vous ?

La bouvière se sert d’une moule d’eau douce comme hôte incubateur pour la fécondation et l’éclosion de ses œufs. Réciproquement, la bouvière héberge dans ses branchies les larves du mollusque (phénomène de parasitisme réciproque).

Statuts réglementaires

Statut liste rouge UICN. Monde : préoccupation mineure France : préoccupation mineure Législation concernant l’espèce. Annexe III de la convention de Berne Annexe II de la directive « Habitats » Arrêté du 8 décembre 1988 Figure explicitement sur la liste des espèces concernées par certains sites Natura 2 000 du bassin Artois-Picardie.

Attribution des images: Hungary, Lake Szenke, Penyige, 2006, by Harka, Akos.